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Quark - Rock progressif ?

 
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Doyen

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Odyssée

Le secret des secrets

Désespoir

À travers le temps

Amants de sang

Discoburger

Émeute

Paraître

IR15-IKP

Gènes à vendre

Anges déchus

L'art triste

Joystick

 

Vivre l'histoire
et fouler la nature
du règne des derniers tsars
à la chute du mur
du pays de l'ivoire
aux pôles clairs obscurs

Telle est ma vie, ma geste
nul ne sait si je fabule
pas de biographie
seules mes rides l'attestent

Les yeux fixes
les mains paisibles
je guette l'éclipse
phase irréversible
doyen de l'humanité
Dieu a dû m'oublier

L'existence bien remplie
de guerres et de paix
de sagesse, de folie
de je t'aime, je te hais
ne sont plus aujourd'hui
qu'ombres et reflets

120 ans, 120 fêtes
à se rire du destin
peu ont bu Eve au sein
je suis de ceux-là

Les jeunes peuvent mourir
les vieux le doivent
navré de faire mentir
mais l'heure est grave
doyen de l'humanité
Dieu a dû m'oublier

Alors, j'attends ce précaire futur
après les fanfares
de la bonne aventure
avec ma vaste mémoire
rivale de la censure

 

Un oeil sur la route
un autre sur ses jambes nues
un peu excité
par le rouge de ses lèvres ouvertes

J'ai le vent en poupe
ses cheveux flottent en flux et reflux
une divinité
jamais volée, toujours offerte

J'ai le sentiment...
j'ai le sentiment de me brûler
au feu de ses yeux
il faut être deux pour aimer

Plaisir voluptueux
de son buste dans le corsage
la chair prise au piège
d'un carcan d'étoffe brodée

Attention aux virages dangereux
dur avec ses courbes d'être sage
ses ongles meurtrissent le cuir du siège
il faut patienter, ne pas craquer

Alors, je reste sans voix
au crépuscule de la nuit
entre chien et loup
avec mon seul désir

Cette fille dans mes bras
ce corps dans mon lit
on ne pourra plus dire
que l'amour est aveugle
l'amour est un fleuve
une rivière en crue

La route dans mes phares
défile comme au ciné (m) à 2 sous
un film érotique
dont je suis l'unique étalon

Attention aux sens giratoires
ne pas s' (e) retrouver sans d' (e) ssus ni dessous
faire des tonneaux pas très catholiques
il faut s' (e) décider, passer à l'action

 

Explorer
pour trouver de nouvelles terres
ou pour secouer la poussière d'étoiles de mes sandales
Infidèle
pour troubler l'eau d'un autre port
ou frôler de nouveaux corps célestes, en restes

À l'aller on se laisse aller
apesanteur sans effort
À l'aller on se laisse aller
le retour s'évapore
Ils ont brûlé les mots qui parlent de toi
accueillante, naturelle
sans débattre de ta peine
comme à chaque fois

Voilà pourquoi partir si loin
odyssée de la quiétude
déracinée sous d'autres latitudes
suivre son destin
De ses mains glissent des spirales
des voyages en orbite
sur la trace des sondes spatiales

J'envisage
l'avenir avec émotion
pouvoir vivre les frissons
d'une planète, faite pour les sages
Partager
les secrets de son âme
sans en user tout le charme
son air, aimer...

Il est trop tard pour reculer
ce départ vers l'inconnu
pour pleurer le déjà vu
ces larmes-là, il faut les garder

 
Le secret des secrets (haut de page)

Connaissez-vous le "secret des secrets" ?
celui qui mène au-delà
de ce qu'apportent les états
qui divisent par intérêt

Il faut rassembler les lambeaux,
pièces du puzzle inachevé,
de cette humanité si fragmentée
qu'elle plante ce monde de drapeaux

Secret des secrets
souffle au-dedans d'un autre souffle
Sésame du secret
simplement vivre avec tous les autres

Pour sauver de l'oubli l'espèce humaine
plutôt compter sur la peur de mourir
que sur les outils de l'homme martyr
qui ont ruiné des vies anciennes

Il faut pourtant changer de niveau,
ne pas s'arrêter à l'individu
convertir l'expérience du vécu
savoir enfin viser plus haut

Vous préférez chasser vos inquiétudes,
figé en un être de chair et de sang
de souvenirs fossiles et de souffrances,
d'inavouables désirs et de joies rictus

 
Désespoir (haut de page)

Tu es resté à quai
le regard vide de tout'flamme
Des années d'vie sans projets
t'ont brouillé l'âme
Pour oublier ta faim,
mépriser la morsure du froid
tu t'enivre de mauvais vin
au goulot de ta diva

Crier pour que tout s'arrête"
gémir comme une bête
Crier pour que tout s'arrête"
Crier...............

Tu as tout d'un pantin
désarmé face à ton destin
Tu dois lutter pour pas sombrer
serrer les dents pour pas pleurer
Une famille, un travail
te voilà réduit à mendier
Tu es sorti du rail
perdant même ta dignité

Mais si d'aventure on t'en sort
alors que tu n'y comptais plus
tu n'auras plus qu'à chérir ce trésor
cette richesse qu'est une main tendue

 
À travers le temps (haut de page)

Il y eut une tranche de vie amère
où nulle émotion ne transpira
où ceux qui nous guidèrent
cessèrent de suer comme des forçats

Juste une sensation de solitude
un lieu qui donne le frisson
une terre technologique rude
sans cerveaux capables d'abstraction

A travers le temps, aujourd'hui
on sombre dans l'oubli
comme filtré par la distance
tout semble s'éloigner, sans audience

Seule la logique d'êtres deux-états,
servit de loi
aux hommes qui cherchèrent le nirvana
points chauds et froids

Un éclair parcourait leur structure
activant les milliards de connexions
d'un corps manufacturé obscur,
métal transit d'électrons,

Prêt à gérer chaque parcelle
chaque recoin de notre conscience
avec les armes les plus cruelles
accouchées de la science

Quant au destin,
qu'ils ne peuvent coder
dans leurs appareils à façonner,
on s'en occupe, plus ou moins...

 
Amants de sang (haut de page)

Pour quitter cette ville en émoi,
ne regarde que devant toi
Face à l'amour et devant la mort,
il ne sert à rien d'être fort
Seulement un désir d'être deux, enfin,
loin de l'intolérance de chacun

Des coups de feu ont brisé leur rêve possible
atteindre ce pont insensible
Servir de cible main dans la main amants de sang
Roméo et Juliette des Balkans

Si le temps en amour est cher
comme il peut l'être aussi en guerre
Puisque le temps nous est compté
éphémère et escarpé
Alors, autant transcender nos vies
unir les différences d'un pays

Des coups de feu ont brisé leur rêve impossible
atteindre ce pont inaccessible
Servir de cible main dans la main amants d'un temps
Roméo et Juliette des Balkans

Des coups de feu ont brisé leur rêve impossible
Servir de cible main dans la main amants de sang

 
Discoburger (haut de page)

Je ne sors plus de ma tête
sans hallucinogènes
Je lance un appel
à ceux que j'aime
Le Discoburger
est un TechnoKiller
Sur des fast beat
je joue ma last exit

Le samedi soir j'me déhanche à l'Ecstasy
sur d'la techno à 160 B.P.M.
Puis j'passe le jour du seigneur en transe
à m'dire qu'y'a plus de dépendance

J'connais plus qu'l'insomnie
tellement excité par l'X.
Que les deux jours d'après j'tourne au Valium
ou quelque chose d'autre qui m'assomme

Pour pas sombrer dans la déprime
le reste de la s'maine j'fume du H.
Ca n'éclaircit pas les idées
mais ça permet d'séchapper

Alors pour profiter d'cette euphorie
et m'curer les oreilles aux D.B.
J'me fou d'c'qu'on prétend
je r'mets ça l'week-end suivant

 

Quand la ville s'éveille
et que tout est pareil
toi et tes colères
Quand rien ne semble changer
et que les dés sont truqués
Il n'y a qu'une chose à faire
c'est de descendre dans la rue
pour faire entendre ta voix
Ici ou à Belgrade
se dressent des barricades
d'hommes qui ne renoncent pas

Des mots toujours des mots
faut-il plus, faut-il moins ?
Tout casser ou discuter
suis-je un bon citoyen ?
Des actes rien que des actes
Faut-il moins, faut-il plus ?
La manif ou l'émeute ?

Quand dans la journée
l'horreur porte la cité
la rage monte en moi
Quand la rue s'enflamme
qu'on a perdu son âme
on a plus le choix
c'est de brûler sa vie
Pour refuser les règles
là-bas ou a Alger
sévissent des enragés
des hommes sans foi ni loi

Quand la ville s'endort
quand tout est calme dehors
j'ai des insomnies
Quand les martyrs me hantent
et que je dresse le bilan
je vous laisse en débattre
fallait-il tant de morts
pour si peu changer notre sort ?

 
Paraître (haut de page)

Un espèce de blues inonde ma tête
Et la monotonie du présent
Me ronge les sangs
A quand les jours heureux
Les jours de fête
Et lui qui passe sans cesse
Ce foutu temps

Marre de se la jouer
Marre de faire semblant
De parader pour ne rien faire voir
De laisser paraître, de faire croire
Je pensais devoir tenir ce rôle
Faire glisser la vie sur mes épaules
Mon habit de carnaval est usé
Pour retrouver la foi
Foulez-le, libérez moi

M'insérer au milieu des bien-pensants
Ranimer la braise au fond de mon cœur
Survivre à travers les tourments
Et lui qui passe sans cesse
Ce foutu temps

 

de sables blonds en pistes longues
la caravane glisse sur une mer de dunes
poussière cherchant l'oasis
un souvenir trouble, mirage
que l'homme bleu peut apercevoir parfois
dans les brumes de chaleur

sous un ciel sans nuages
plantant sa silhouette noble et longiligne
devant sa frêle tente en peau
contemplant son domaine, otage
d'un fleuve irriguant leurs derniers espoirs
jamais déserteur

homme bleu
mains vertes
nomade devenu paysan
sur la face terrestre du soleil
homme bleu
mains vertes
changer pour ne pas mourir
il a jeté l'ancre sur la "bosse du chameau"

pour survivre aux sécheresses
il mouille et use ses pieds dans les rizières
courbe le dos sur le sillon
rêve d'une hutte en pierre, un village
pour se coucher dans les pages de l'Histoire
à contrecoeur

car il délaissait ses racines
ses lendemains s'appelaient ailleurs
la terre était le bien de tous
et le propre de l'Homme, qui voyage,
de marcher avant de disparaître Roi
d'un monde meilleur

 
Gènes à vendre (haut de page)

le gène est pour moi un culte
mon catalogue recèle la vie
sa plus intime pulpe
au détail, en gros ou Demi
j'ai prit des brevets sur la carte
celle du génome humain
l'ADN porte ma marque
son patrimoine m'appartient

vous me blâmez pour mes torts
car sans garde-fous ni éthique
on trouve ma boîte de Pandore
en VPC, porte à porte, boutique
le client est roi, après tout,
libre de goûter aux délices
du meilleur des mondes tabou
que lui procure la double hélice

cherche Sages avec compétence
pour prendre une décision
les éléments dans la balance
pèsent sur notre génération
le fruit défendu scientifique
doit servir notre dignité
grâce au pouvoir génétique
l'Homme peut guérir ses Blessés

mes scalpels biochimiques stériles
et ma maîtrise du clonage
permettent des miracles fertiles
en éprouvette, mère porteuse, élevage
plus simplement qu'un Mécano
j'assemble l'enfant de vos désirs
exempt de tous les défauts
quel que soit votre délire

dealer de gènes en free-lance
avant de prendre une décision
examines-en les conséquences
jusqu'à la septième génération
les connaissances scientifiques
doivent servir notre intégrité
face au pouvoir génétique
l'Homme n'est pas un modèle déposé

même avec ou sans symptômes,
toutes les formules sont proposées
pour acquérir des chromosomes
en location, échange, ou viager
tout moyen de règlement fait l'affaire
en espèces, chèques, ou carte bancaire
toute facilité de paiement aussi
par prélèvement, comptant, à crédit

 
Anges déchus (haut de page)

surprit en flagrant désir
il ne songe qu'à nous nuire
ne cherchant que le plaisir
il aime à nous faire pâlir
durant de chaudes nuits
il organise des orgies
bacchanales à l'eau de vie
pour monter au Paradis

Satan nique
les seins n'y touche
il pratique
le bouche à bouche
Satan est biblique
un personnage louche
volcanique
sur sa couche

lui sait y faire
avec les flammes
c'est avec ce charme
qu'il vante la guerre
ici sur notre Terre
où l'on verse tant de larmes
où l'on prie pour nos âmes
"vous voilà rendu en Enfer"

"mais voyons queue de Diable
pourquoi vous sentir coupable
n'êtes vous point honorable
allez, mettez-vous à table"
l'Homme se confesse et se plaint
et seul lui le Grand Malin
jubile à ces maux d'humains
"sens tu le feu qui t'étreint"

Démon maniaque
venant d'outre-tombe
éclabousser la Colombe
par ses perfides attaques
le Prince des cloaques
possesseur de la Bombe
n'attend pas qu'on le plombe
avant qu'elle claque

 
L'art triste (haut de page)

j'ai signé d'une main ferme
le contrat qui nous lie
tiré la quintessence de ton enseignement
et pourtant tu me lâches
fini notre tandem
au seuil de la folie
nos délires saltimbanques ont arpenté le temps
sans éviter le crash

je n'ai plus que l'art triste
une portée vide de sons
une feuille sans paroles
tu as disparu Muse
mais n'abuse pas Harpie
car si je touche le fond
tu pourrais être folle
à vivre en recluse

dépité j'ai prit ma voix
mon instrument, mes clicks
et clac ! sans une escale
direction l'usine à tubes
décidé à jouer les Judas
au sein de la vile musique
prêt à trahir mon idéal
le temps d'un interlude

il y a toujours du travail
aux studios "Connexion"
je n'ai qu'à brancher un jack
et suivre le tempo
seuls dans ces box sérails
même sans inspiration
on improvise sur un tic tac
avec une grille; Da Capo !

de ce bric-à-brac insensé
l'ingénieur du son extrait,
en combinant les sources,
une chanson aux normes
un produit bien ciblé
garanti pur succès
qu'y n'en veux qu'à vos bourses
pas à vos oreilles, en somme…

 

quand la console est sous tension
l'existence virtuelle s'impose à mes yeux
apogée d'image haute définition
le simulateur exauce mes voeux

nés d'un bloc de pixels,
de nuages solitaires,
des oiseaux furtifs lézardent le ciel,
un ultime sentiment de peur envahit les fiers
les moteurs rugissent
proche de la vitesse du son
j'abandonne mon corps dans le cockpit factice
l'afflux d'adrénaline accroît mon excitation

ma seule issue
affronter sa réalité
mon seul salut
un joystick meurtrier

faites d'acier luisant
porteuses d'un germe atroce
des armes inconnues dominent le vent
dansant comme des fantômes en approche
ils sont aussi là devant
une armée de fantoches
l'esprit aiguisé par le goût du sang
les doigts prêts à utiliser la force

combats tenaces
guerres synthétiques
quand la vue se borne à des écrans digitaux
face à face
fin dramatique
quand la mort se réduit à un jeu vidéo

sous les tirs répétés
réduite en charpie
la verrière cathodique implose
teintant de rouge les combattants vaincus
les pupilles dilatées
au bord de l'épilepsie
je me rappelle les commandes pour l'apothéose
tirer le premier avant d'être abattu

(haut de page)

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